Grand’Place – Les maisons remarquables

La Grand’Place

La Grand’Place, qui est classée par la Commission Royale des Monuments et des Sites, est de forme triangulaire. Un “wel” (un abreuvoir) se trouvait dans la partie la plus étroite. A l’opposé, se trouvait une pompe à  eau où les Rhodiens allaient s’alimenter en eau potable.

Le chemin qui longe la Grand’Place est l’ancienne voie de communication entre Soignies et Binche.

Il n’y a pas si longtemps, dans les années 50-60, de nombreux commerces étaient installés autour de la place : un horloger (M. Latignies), des cafés, un Bon Grain, une papeterie,  une biscuiterie (maison Coppens, située dans la maison du Cornet), un droguiste, une quincaillerie.

Une partie de la Grand’Place était autrefois entourée de bornes en pierre. Début 1900, ces pierres furent enlevées et bornent de nos jours le Square Mabille.

En 2002, la Grand’Place a été entièrement rénovée et une fontaine, œuvre de Freddy Taminiaux, un sculpteur écaussinnois, fut installée. Elle symbolise la fertilité.

L’hôtel de Ville

Il date de 1862. Il remplaça la “Maison de la paix” qui était située à l’angle de la rue de l’hôtel de Ville. La façade s’inspire amplement de la partie centrale du château : 6 ouvertures, fronton triangulaire, balcon avec garde-fou. C’est le prince Emmanuel de Croÿ qui en proposa les plans. Jusqu’en décembre 2005, il abritait la justice de paix d’où les mots “paix – justice – lois” gravés sur le fronton. Il dispose d’une horloge dont le mécanisme a été dessiné par le prince Emmanuel de Croÿ en 1864.

La plupart des maisons actuelles datent du 18ème siècle car un grand incendie ravagea la ville à l’occasion des festivités de la ducasse fin juin 1706; seule la maison du Cornet fut épargnée

La maison Saint-Nicolas (n° 28)

La Maison Saint-Nicolas ou l’hostel St-Nicolas  date de 1745. L’auberge, déjà citée au 15ème siècle comptait : chambres, « estables »,  « graingette » (ancien cabaret populaire de la banlieue parisienne officiant comme restaurant et souvent comme lieu de bal) et jardin. La porte d’entrée abrite une niche avec une statuette de saint Nicolas.

La maison du Cornet (n° 30)

La Maison du Cornet ou l’hostellerie du Cornet était autrefois une petite auberge accueillant voyageurs et chevaux. Certaines parties du bâtiment datent de la fin du 16ème – début 17ème siècle. Les bâtiments de la cour sont marqués 1632. En 1637 l’hostellerie est la principale maison de la ville. Les marques des tailleurs de pierre sur la façade datent de la fin du XVIème siècle.

Maison du Cornet dans les années 40

La maison dite “espagnole” (n° 35)

Comme l’atteste une inscription placée au-dessus de la porte, cette maison de style hispanique fut construite  en 1727, bien que nous soyons passés sous régime autrichien depuis une quinzaine d’années.Elle est située à l’emplacement des anciennes halles de la ville.

L’auberge de l’Epée (grand Rue n°4)

L’ « Hostel de l’Epée » (actuellement la taverne du XVIIIème) est déjà cité au milieu du 15e siècle. Le bâtiment actuel date de la fin du 16ème début 17ème siècle. La porte cochère est de style gothique. Cette porte cochère, la 4ème fenêtre et la petite porte d’entrée sont d’origine comme les quatre fenêtres à meneaux de l’étage. La 2ème fenêtre également mais a été recadrée quand on a fait
les 1ère et 3ème ainsi que la porte du café.
Dans les années cinquante, c’était la maison du Cercle Libéral.

Auberge de l’Epée dans les années 50