Eglise Saint-Nicolas

La première église remonte à 1181. Dès les origines, c’est un religieux de l’abbaye de Saint-Feuillien qui est chargé des offices. Elle fut incendiée en 1400 et détruite par la tempête en 1581 et en 1606.

Le 27 juin 1706, le jour de la « kermesse », un gigantesque incendie ravagea la cité de la Grand’Place à la place de l’église. Le brasier a été si intense que les cloches de l’église ont fondu et que la coulée du métal se voyait sur le clocher en ruines. Elle fut reconstruite à partir de 1716 et finalisée en 1733. Cet avant-dernier édifice était entourée de toutes parts par un cimetière.

Son mauvais état engendra sa démolition en 1863. Pendant toute la durée des travaux, du 23 mai 1863 à décembre 1869, les paroissiens eurent accès à une église provisoire en haut de la rue Verte.

L’édifice actuel est de style néo-gothique. Le clocher culmine à 75 mètres. Cinq cloches y ont progressivement pris place : Adélaïde et Constance (toutes deux de 1818) étaient déjà dans le clocher précédent; Léopoldine, Magdelaine et Louise sont venues les rejoindre en 1871.

Les différentes représentations symboliques de cette église :

  • le centre de l’église est de forme carrée, le quadrilatère parfait, le terrestre avec le rappel des 4 éléments : terre, eau, air, feu – les 4 points cardinaux – etc.
  • le sommet est de forme circulaire et évoque le céleste : l’infinité, la perfection.
  • Le Christ entre terre et ciel, entre humanité et divinité.
  • La table du maître-autel sépare l’ancien (illustrations du bas) du nouveau (partie supérieure) testament.
  • la petite marche des fonts baptismaux rappelle qu’autrefois on entrait entièrement dans le baptistère  … cuve baptismale qui est de forme octogonale pour rappeler le 8e jour, jour de la résurrection.

Les dalles funéraires du transept gauche appartiennent à la famille de Croÿ, bien que tous soient inhumés en la chapelle de Bon Vouloir à Havré. La dalle centrale est celle du « héros » de la famille, Emmanuel,  qui sauva les biens familiaux après la révolution.

La petite dalle contre le mur du transept (Marquise de Lede) est celle de la dernière de la lignée initiale des Croÿ-Roeulx décédée en 1892.

Les vitraux de ce transept retracent différentes scènes des Actes des Apôtres, du transept opposé de l’Ancien Testament et du Chœur de différents épisodes des évangiles.

La statue dite de Saint Feuillien date du 17e. Extraite d’une nappe d’eau face à la cure, elle a été tout récemment restaurée par un tailleur naastois.

La châsse de saint Feuillien contient le maxillaire inférieure de la mâchoire du saint. Cette châsse date du tout début du 19e siècle – 1802 ?

Le pied du lutrin de l’aigle est le socle d’un ambon qui se trouvait dans l’abbaye St-Feuillien.

Les orgues datent de 1868 et ont été conçues par un facteur d’orgue allemand Wilhelm Rütter.